Origines ethniques

Nos origines ethniques peuvent être déterminées par un test ADN autosomal, c’est-à-dire un test qui analyse les 22 paires de chromosomes non sexuels (autosomes). Cela représente l’ensemble de nos ancêtres, c’est-à-dire toutes les branches de notre généalogie – avec toutefois des pertes dues à la recombinaison aléatoire qui s’effectue à chaque génération.

Un excellent site pour bien comprendre ce que peuvent nous montrer les tests ADN: https://greg-wolf.com/origines-ethniques-comparatif-tests-adn/

Attention à l’interprétation ! Chaque laboratoire construit ses propres groupes de référence, et les résultats dépendent de ces groupes. En France, peu de gens ont fait des tests, donc il est difficile d’y créer des groupes précis. Mais certaines études ADN, faites au départ pour la recherche médicale, ont tout de même distingué 6 groupes génétiques en France : https://www.caminteresse.fr/sciences/lhistoire-de-france-est-elle-inscrite-dans-nos-genes-146147/?bmkId

En Bretagne, dès 2007, Nadine Pellen, chercheuse à l’université de Brest, a mené une enquête originale pour sa thèse sur la mucoviscidose (une maladie génétique). Son idée : tester l’ADN de plusieurs dizaines de malades, puis — avec l’aide de généalogistes — remonter les générations pour retrouver les premiers porteurs de la maladie en Bretagne. Résultat étonnant : les mutations qui favorisent cette maladie sont probablement arrivées en Bretagne entre le 5ᵉ et le 9ᵉ siècle, en provenance d’Irlande et du Royaume-Uni — où on retrouve exactement les mêmes mutations. Preuve qu’il y a eu des migrations et des échanges entre ces régions à cette époque !

L’étude a même donné des pistes sérieuses pour répondre à une grande question : où les migrants venus de la Grande-Bretagne se sont-ils installés en Bretagne ?

Ce que l’ADN révèle de l’histoire bretonne :

  • À la fin du Néolithique (il y a environ 4 000 à 5 000 ans) : un peuplement important de la région est attesté.
  • Aux 5ᵉ-6ᵉ siècles, à l’époque des grandes migrations entre les îles britanniques et l’Armorique : le Léon (nord du Finistère) montre des liens particuliers avec l’Irlande, tandis que la région de l’Aven, en Cornouaille, a plutôt accueilli des migrants venus du Pays de Galles.

Autrement dit, notre ADN est comme un livre d’histoire : il garde la trace des voyages de nos ancêtres !

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/remonter-aux-origines-de-la-bretagne-grace-a-la-genetique-et-a-la-linguistique-2355007.html

 

Cela dit, les tests réalisés par nos testeurs bretons participant à ce blog nous donnent les résultats ci-dessous (n’hésitez pas à ouvrir l’image dans un nouvel onglet pour mieux la lire):

Notre échantillon nous permet, pour le moment, de noter quelques éléments :

  • Les personnes qui ont un seul parent breton ont entre 40 % et 50 % d’origines celtes dans leur ADN.
  • Celles qui ont leurs deux parents bretons montrent des pourcentages bien plus élevés : entre 65 % et 82 % !

Ces profils indiquent une importante origine « britannique ». Mais, il faut plutôt parler d’une affinité génétique avec ces populations de référence.

Cela pose une question historique : Dans quelle mesure les populations bretonnes anciennes sont-elles proches des populations de l’autre côté de la Manche et de la mer d’Irlande ? Six individus ne suffisent évidemment pas pour y répondre.

Info importante : chaque laboratoire classe les résultats à sa façon. Par exemple, FTDNA (un laboratoire de tests ADN) distingue les origines irlandaises, alors que d’autres regroupent ensemble les Irlandais, les Écossais, les Gallois, ou même les Britanniques de l’Ouest. C’est pour ça que les chiffres peuvent être différents d’un laboratoire à l’autre. Pour M. Le Tarnec, il s’agit d’un test dans le laboratoire de MyHeritage, qui propose aussi maintenant la catégorie « Breton ».

Beaucoup de Français ont sans doute un peu d’origines irlandaises dans leur ADN. Mais chez les Bretons testés ici, cette part est beaucoup plus grande.

« Les Bretons partagent de fortes ressemblances génétiques avec les populations du nord de l’Europe — des Anglais, des Irlandais » avance une chercheuse, Aude Saint Pierre, qui a mené une étude avec l’université de Brest.

Autrement dit : le lien entre la Bretagne et les pays celtes n’est pas une histoire inventée au 19ᵉ siècle. Il est vraiment écrit dans nos gènes ! Nous sommes bien loin de la simple fabrication d’un celtisme breton!…

 

Une petite particularité génétique bretonne:

Pikoù panez, ces taches de rousseur typiques de la Bretagne.

Le conseil de Gégé

Nous pouvons vous recommander de télécharger vos données brutes (raw datas). Cela vous permettra de conserver vous-mêmes vos données sous la forme d’un fichier informatique. Et de pouvoir les transférer ensuite vers un autre laboratoire ou chez un opérateur proposant une autre analyse.

Par exemple, chez FTDNA, aller dans la partie « Autosomal DNA Results & Tools » (Résultats et outils d’ADN autosomique), cliquer sur « See More » (Voir plus) et sélectionner  « Data Download » (Téléchargement de données).